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La présence de la Mongolie à Saint Amour Bellevue, dans le Beaujolais près de Macon, les 11, 12 et 13 avril 2008. Après une préparation minutieuse et grâce aux généreux sponsors de la région* , au soutien de Monsieur le Maire, Paul Spay et de tout le conseil municipal, le jour fatal du vendredi 11 avril est arrivé. Il a plu toute la semaine, le moral était aussi noir que les nuages, et soudain ce vendredi après-midi les yourtes arrivent, le soleil alors apparaît pour nous donner du courage. Nos amis Mongols commencent le montage sur la place du Bourg, sous les yeux étonnés des habitants. Le samedi, nos amis d’Actions Mongolie (www.actionsmongolie.org) qui assurent depuis 2004 des missions médicales dans l’ouest mongol, se joignent à nous. Le journal de Saône et Loire nous a consacré tout une page, les habitants des environs et du village commencent à venir visiter les yourtes, discuter avec nos amis Mongols, nos charmantes cuisinières nous préparent des bozes typiques, elles ont fort à faire pour contenter tout le monde. A Saint Amour tout se passe autour d’un verre, Monsieur le Maire nous offre un généreux apéritif, son Excellence Monsieur Bolbataar, ambassadeur de la Mongolie à Genève, se joint à nous avec sa charmante épouse. L’après midi Bernard François vient avec sa grande jument Prune et sa roulotte, il va à promener petits et grands aux alentours. François Launay et son poney fait la joie des petits. Le long du mur de l’église on s’exerce au tir à l’arc en se prenant pour le guerrier mongol à l’assaut de la grande muraille de chine. Enfin le clou de ce jour : le duo de musiciens avec leur morin khuur. (violon à 2 cordes et tête de cheval), le yatga (sorte de harpe que l’on pose sur ses genoux), leur voix a enthousiasmé l’auditoire. Le soir dans la salle des fêtes du village, une discussion s’établie entre les habitants et les membres de l’association autour du film « Le petit chien jaune », il est difficile de se séparer. Dimanche et notre dernier jour, mais pas le moindre, les habitants des environs viennent nombreux, notre artisanat s’en va, une conteuse raconte la vie de Gengis Khan dans la yourte devant les enfants qui écarquillent leurs yeux. Bernard active les gens à finaliser le puzzle qui vaudra à chaque achèvement une jument. Nos cuisinières sont encore à l’œuvre. Le soleil nous aide bien, mais il nous faut partir et démonter les yourtes, tout le village s’y met. Il nous faut remercier ce village qui a su créer une ambiance chaleureuse et généreuse, le plus beau résultat que nous puissions rêver : un troupeau qui s’appellera Saint Amour soit 12 juments. |